Pleurs

Les pleurs du nourrisson sont souvent déconcertants pour les parents. Un bébé pleure pour exprimer son ennui, sa faim ou sa douleur. Certains bébés pleurent plus que d’autres. Plus vous répondrez rapidement à ses pleurs, plus votre bébé se sentira rassuré et aimé.

Selon le pédiatre T. Berry Brazelton, le nouveau-né a 6 cris différents, qui expriment la faim, l’ennui, les coliques, l’inconfort, la douleur ou le défoulement de la fin de journée. Vous parviendrez peu à peu à les reconnaître si vous êtes attentifs. Facilement reconnaissables, les pleurs de faim démarrent par un cri strident, suivi d’un silence (inspiration), puis un cri continu et insistant. Tant qu’il n’a pas mangé, bébé crie de plus en plus fort et s’agite.

Les pleurs durant le repas peuvent être signe de coliques ou vous dire que votre bébé n’a peut-être plus faim. Peut-être veut-il simplement sucer plutôt que manger.

Si tous ses besoins de base sont satisfaits et qu’il continue de pleurer, il est possible que votre bébé ait besoin de se décharger de toutes les stimulations de la journée passée. Ce sont des pleurs difficiles à entendre pour le parent, mais simplement le prendre dans ses bras, le porter en écharpe et lui dire qu’on est là pour lui, c’est déjà beaucoup. Essayez de l’amener vers le calme et évitez la stimulation. Et si vous ressentez de la colère ou de l’épuisement, n’hésitez pas à demander de l’aide de votre conjoint ou d’une personne de confiance. Si personne n’est disponible dans l’instant, dites à votre bébé que vous devez le laisser pour reprendre des forces et allez prendre l’air cinq minutes, le temps de vous remettre. Il vaut mieux reconnaître ses limites et poser son bébé seul dans son lit que de finir par le secouer tellement on se sent dépassée !

Famille

Changements de rôle
L’arrivée d’un bébé chamboule l’organisation familiale. Chacun doit apprendre à prendre ses nouvelles marques. Les mères et pères réagissent de manière différente à l’arrivée d’un bébé. De là peut découler des disputes et des malentendus. Il est important que chacun verbalise ses inquiétudes, ses idées, ses opinions.

Pour la maman
La maman se sent souvent submergée par son nouveau rôle. Le nouveau-né passe avant tout pour elle et leurs journées sont bien remplies. Le papa peut comprendre que les tâches ménagères et le repas ne soit pas sa priorité. Au contraire il peut lui être d’un grand secours en lui demandant de quelle aide elle a besoin ou de la décharger quelques heures pour qu’elle puisse se reposer. Non seulement cela lui fera le plus grand bien, mais aussi le papa pourra créé une jolie relation avec son bébé. La maman peut aussi s’inquiéter sur son apparence physique qui a changé, pensez à la rassurer à ce sujet.

Pour le papa
Le papa peut se sentir isolé et mis à l’écart. Il pourrait ainsi sombrer dans la dépression. Vous pouvez aider votre conjoint en lui demandant de participer aux soins du bébé ou de s’occuper seul du bébé pendant que vous vous reposez. Même s’il fait les choses différemment de vous, cela n’est pas important. Ce qui compte c’est le lien qu’il créé avec son bébé.

Pensez à vous retrouver de temps à autre autour d'un petit repas, afin de discuter de votre couple et de retrouver ses petits moments d’amour entre vous. Au niveau sexuel justement, bien souvent la vie sexuelle se trouve amoindrie après la naissance (voire déjà pendant la grossesse). Il est parfois difficile pour la femme de ressentir l’envie de reprendre une vie sexuelle. Toute la journée, elle est en contact physique avec son bébé, elle lui donne beaucoup d’amour et cela peut lui suffire. Elle a aussi peur des éventuelles douleurs qu’elle pourrait ressentir pendant l’acte physique. La femme allaitante peut aussi avoir un manque de libido lié à la sécrétion de la prolactine, l’hormone de production du lait. Le conjoint doit savoir faire preuve de patience. Encore une fois, la communication est la clé. Pensez à prendre du temps pour vous deux et à commencer par vous faire des petits câlins sans aboutir tout de suite à l’acte physique. Pensez aussi à utiliser un lubrifiant, les cas de sécheresse vaginale n’étant pas rares. Si les rapports sexuels continuent à être douloureux pour vous, pensez à contacter votre gynécologue.

Pour la fratrie
L’arrivée du petit frère ou de la petite sœur est source de joie mais aussi d’inquiétudes pour les aînés. Ils ont peur de perdre leur place dans la famille comme dans votre cœur. Ils vont sans doute tenter de vous faire réagir, de vous faire comprendre qu’ils sont bien là en transgressant les règles ou en régressant. Soyez compréhensif et patient, ils ont le droit de régresser quelque temps. Mais ne cédez quand même pas à tout ! Montrez lui des photos d’eux à leur naissance, faites les participer aux soins du bébé. Votre aîné peut ressentir de la jalousie pour ce bébé, c’est tout à fait normal. Cela peut arriver plusieurs semaines après la naissance. Essayez d’en parler avec lui, afin qu’il puisse s’exprimer sur ce qu’il ressent. Ne lui dites pas qu’il est méchant s’il montre de l’agressivité envers le bébé, il risque de croire que vous ne l’aimez plus. S’il ressent de la colère, vous pouvez lui proposer une bataille de coussin ou un doudou souffre douleur sur lequel taper. Profiter de chaque occasion où bébé est tranquille et passez du temps avec votre aîné.

Avec de la patience et de la communication, chacun finira par trouver sa place et vous trouverez un équilibre familial serein.

Portage

Voilà 9 mois que vous portez votre bébé au creux de vous. Il est tout naturel de prolonger cet état une fois l’accouchement passé. Le portage bien exécuté peut être d’un grand secours en cas d’attachement difficile, de problèmes digestifs du bébé, de maladies (le portage en peau-à-peau va aider le bébé à réguler sa température), de soucis de montée de lait (là aussi le portage en peau-à-peau peut provoquer des montées de lait). Le portage est bénéfique pour le parent également, car il se trouve libre de ses bras pour vaquer à ses occupations diverses (s’occuper de la fratrie, faire la lessive, bouquiner, se promener, faire ses courses, etc…).

Le portage va rassurer votre bébé, il va se trouver dans un état semblable à celui in utero, avec vos battements de cœur, votre odeur, votre voix et ce tissu qui le moule contre vous. Cela va vous apporter un certain degré de compétence, de voir votre tout petit se calmer contre vous. Vous répondez ainsi à un de ses besoins fondamental et il est programmé pour se détacher du portage, quand il se sentira suffisamment en confiance pour s’éloigner de vous et trouver son indépendance.

Afin de porter sans douleurs, ni pour vous, ni pour lui, pensez à prendre un cours de portage auprès d’une monitrice certifiée (aspb , je porte mon bébé ou porter son enfant). Vous aurez la possibilité de porter avec une écharpe tissée ou stretch, un sling, un mei tai ou préformé réglable, etc. Le coût pour un cours est d’environ 30.- à 60.- et un moyen de portage entre 70.- à 180.- Il y a tant de variantes qu’on s’y perd, d’où l’intérêt de demander à un professionnel du portage. Vous trouverez des adresses de monitrices certifiées sur notre site.

En attendant votre cours, voici quelques règles de base à respecter :

Allaitement

Les hormones de l'allaitement

L’ocytocine
Cette hormone est fortement impliquée dans le lien d’attachement au cours de la naissance et de l’allaitement. Elle est sécrétée lorsque le bébé est au sein ou que le sein est stimulé et permet le réflexe d’éjection du lait. Elle diminue l’anxiété, détend la maman et le bébé et favorise leur sommeil.

L’ocytocine est une hormone timide : pour la sécréter, la maman a besoin de calme et d’intimité, d’où l’importance de limiter les dérangements pour une bonne mise en place de l’allaitement.

La prolactine
C’est l’hormone responsable de la synthèse et de la production du lait. La concentration de prolactine est plus élevée la nuit, d’où l’importance des tétées nocturnes. Elle varie en fonction de la fréquence et de la durée des tétées ainsi que de l’intensité de la stimulation créée par la succion du bébé.

La prolactine entraîne, la plupart du temps, l’aménorrhée les premiers mois de l’allaitement et peut diminuer la libido. Associée à l’ocytocine, elle contribue au lien d’attachement et apporte un sentiment de bien-être à la maman et l’aide à prendre soin de son enfant.

Le meilleur pour bébé et pour maman

Le lait maternel est une substance vivante, en constante réponse à la croissance et à l’environnement de votre bébé, parfaitement adaptée à ses besoins spécifiques. Il contient tous les éléments nutritifs dont le nouveau-né a besoin, très facilement assimilés et digérés par son organisme. L’allaitement au sein stimule le développement physique et intellectuel de l’enfant, contribue à la maturation de son système digestif et immunitaire ainsi qu’au développement de son cerveau et de sa vision grâce aux divers acides gras essentiels.

Le lait maternel est riche en anticorps produits par la maman en réponse à une infection ou à une agression du système immunitaire. Le lait maternel protège ainsi le nouveau-né des bactéries et des virus nocifs pendant les premières semaines de sa vie. Les anticorps maternels permettent également de lutter naturellement contre le risque d'allergie. Ils aident la muqueuse intestinale encore immature des nourrissons à jouer son rôle de barrière protectrice contre les allergènes.

Le lait maternel a un goût qui varie selon l’alimentation de la maman, ce qui permet au bébé de développer ses capacités gustatives.

L’allaitement favorise la formation de liens entre la maman et son enfant, ainsi que leur attachement mutuel. C’est un contact intime qui permet à ces deux êtres de se rencontrer, de s’aimer et de s’accompagner en toute confiance. Ce précieux contact rassure et réchauffe le bébé et la maman.

Si les bienfaits de l’allaitement maternel sont nombreux pour l’enfant, ils le sont également pour la maman :

Les clefs d'un allaitement heureux

Peau à peau

Les séances de peau-à-peau ont quelque chose de magique. Vous pouvez les pratiquer dans le bain ou pendant la sieste.

Massages

Le massage bébé permet d’entrer en contact avec lui et d’échanger. Il va pouvoir se détendre et apprendre à se sentir en confiance, à s’éveiller dans la sécurité et le confort. Il va renforcer le lien d’attachement. Le toucher est le plus important des sens de proximité, il est fondamental chez le bébé.

Le massage bébé peut aussi soulager les petits maux comme la constipation, les coliques, les maux de dents et il aide le bébé à entrer dans le sommeil. Il permet aussi au bébé de développer sa motricité dans le respect de son corps.

Sommeil partagé

Après avoir disparu de nos contrées, le cododo fait son retour. Cette pratique consiste à faire dormir bébé dans le lit du/des parent/s ou dans leur chambre. Il favorise la proximité et l’allaitement, il diminue la fatigue (on ne passe pas des heures à bercer son bébé), il rassure le bébé inquiet de se retrouver subitement seul dans son petit lit dans sa chambre (alors qu’il a vécu 9 mois in utero). Bébé est ainsi constamment sous la surveillance directe des son/ses parent/s.

Les conditions au cododo sont :

Attachement

Après l’accouchement débute le processus de l’attachement maman-bébé et papa-bébé. Plus l’accouchement est physiologique et sans artifices, plus les hormones de l’attachement (ocytocine et prolactine) peuvent se mettent en route rapidement.

Quand l’accouchement n’a pas été naturel ou que l’attachement se fait moins bien, on peut remédier à ce manque, en faisant des séances de peau-à-peau avec son bébé, en le regardant avec tendresse, en le caressant, en le portant, en le berçant. Après la naissance, demandez à garder votre bébé en peau-à-peau. Ainsi il pourra faire sa première tétée d’accueil et vous allez ainsi dégager tout deux ce fameux cocktail hormonal de l’attachement, qui va vous apporter une douce harmonie et une sécurité à tous deux. Si vous êtes dans l’impossibilité de le faire après la naissance, n’hésitez pas à en user et abuser une fois chez vous.